Sans conteste, le cas Stéphanie Trudeau suscite un tas de réactions publiques qui vont dans tous les directions. De l'éthique à la
vox poluli, tout y passe. On manifeste, on invective, on accuse, on menace, on défend, pire on s'excuse.
Dans la même foulée, pour sa soit disante bonne action, notre État de droit permet qu'on lui verse son salaire. Mieux encore, qu'elle conserve son emploi! Il semble que cette représentante de la loi ne soit pas à ses premiers écarts. Or, comment se fait-il qu'elle a pu passer à travers toute une chaîne de commandement sans que rien ne survienne?
Mais, bon!
D'un autre côté, comment une personne peut-elle rester saine d'esprit lorsqu'on lui demande de taper sur des manifestants pacifiques ou pas pendant des mois? Aux débordements policiers, souvent, c'est leur formation qui est montrée du doigt. Et, la plus part du temps, on nous sert la casette habituelle que toutes les mesures nécessaires seront prises pour corriger le tire.
Toujours est-il que de sa formation initiale à son développement professionnel, personne n'a osé désamorcer cette bombe à retardement! Le métier de policier n'est pas ordinaire. Et c'est pourquoi une évaluation psychologique obligatoire et périodique devrait faire parti de leur formation continue. Déjà, on peut craindre la montée aux barricades des syndiqueux contre ce genre d'initiative. Et pendant ce temps, on occulte le nombre de 728 dormants au sein du corps policier.
Il y a fort à parier que le verdict de Stéphanie Trudeau sera qu'elle n'a été qu'une simple victime de son métier. Tout le déshonneur de cette histoire sera aspergé d'une bonne dose de poivre de cayenne.
Une fois de plus, citoyens, svp, payez vos taxes, restez chez vous, c'est moins risqué que de rencontrer Stéphanie! Après tout, n'est-elle toujours pas à l'emploi du SPVM?